Précis de réanimation des Abeilles

Des capacités surprenantes de melissa mellifera...

se prouvent autant qu’on en découvre chez les abeilles domestiques, insectes grégaires pesant chacune leur dixième de gramme.
Après avoir été le témoin privilégié et stupéfait d’une insoupçonnable organisation d’assistance et de secours mutuel, il m’a paru nécessaire d’y ajouter une très modeste participation avec un utile secours apporté à certaines d’entre elles en perdition, sous le contrôle vigilant d'autres abeilles dépassées par le problème. Mais assurées qu’il s’agit d’un sauvetage et pas d’une agression, elles suspendent toute mesure défensive autre que la surveillance du bon déroulement de l’opération.
Le nombre des piqûres au cours de ces opérations souvent hasardeuses, reste très faible, avec l’expérience d’années de pratique.

Tellement de ruches et d’abeilles disparaissent à un rythme accéléré ces derniéres années sans que l’on comprenne clairement les causes (en plus de celles biologiques identifiées comme varroa, aethina thumida, vespa crabro, velutina, orientalis, galleria melloni et autres teignes, les bactéries, loques diverses, la maladie de mai et virus variés) que l’on pourrait négliger d’ajouter une cause, survenant dans les accidents individuels de circulation des abeilles parties chercher de l'eau, à la sortie de l’hiver et au début du printemps : la noyade.

La réduction de leur nombre passe avant tout par la prévention, en offrant des abreuvoirs adaptés avec une surface fibreuse humide comme de la mousse végétale mouillée plutôt qu’une surface d’eau unie et profonde avec des bords lisses et glissants.

Cependant, reste toujours la réaction désolée de voir ses courageuses abeilles tomber dans l’eau ou incapables de reprendre leur vol et vouées à une mort certaine à court terme par refroidissement, épuisement ou asphyxie, avec l’envie de leur porter secours, éventuellement les réanimer, et le plaisir souvent de les voir retourner à leur ruche.

Lorsque l’observateur est apiculteur et aussi médecin, quel que soit le côté dérisoire de ses soins face au nombre des abeilles qui disparaissent quotidiennement hors de son regard, il a vite fait de retrouver avec humour les tics académiques des questions cliniques d’internat, avec la certitude que celle-ci n’a jamais faite partie du programme (sauver les humains victimes des piqûres d’hyménoptéres est une question trés détaillée à juste titre, quoique cela trouble peu les vieux apiculteurs qui se font volontairement piquer pour retrouver la souplesse de leurs articulations, et que l’apithérapie et la découverte des applications thérapeutiques de la propolis, du pollen, de la gelée royale et du venin d’abeille se diffusent de plus en plus) même des écoles vétérinaires.

En fait, l’intérêt est pour les observateurs curieux de la vie des insectes

de la compréhension de leur comportement, de l’admirable complexité de la vie de la nature, et de partager le plaisir d’en tirer un peu plus de connaissances.

« Qui sauve une vie, sauve la vie de l’humanité » continue d’assurer la vieille et toujours belle maxime,
et aujourd’hui « Qui sauve une vie – d’abeille, sauve la vie de l’humanité » serait en passe d’y ajouter un sens de plus encore.

En pratique:

État initial/ Diagnostic positif :

Étio-physiopathologie :

Par temps froid (moins de 12ºC à l’ombre) ensoleillé, les abeilles à l’abreuvoir qui se retrouvent, suite à une fausse manœuvre, sur le dos avec les ailes mouillées collées à la surface de l’eau ou le corps mouillé par la tension superficielle, ne peuvent plus se décoller ni se retourner et s’envoler.
L’issue fatale par refroidissement survient en moins d’une heure.

Conduite à tenir / Principes du traitement :

Étapes de la réanimation:

Évolution sous traitement :

Fin du traitement :

Échec du traitement, récupération insuffisante :

La réanimation dure en moyenne, de une à quatre minutes. rétablissement plus incertain au-delà de cette durée,

Éléments positifs du pronostic :


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